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Chanson de Lunian - Ballade à Rose

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Mirandolo
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Chanson de Lunian - Ballade à Rose

Messagepar Mirandolo » 09 janv. 2018, 12:14

RP :
Il existe de très nombreux couplets de cette vieille chanson, triste et gaie à la fois, suivant les villes ou les interprètes. Ces trois couplets semblent cependant faire consensus auprès de la plupart des bardes, trouvères et trobadours.


Sur l'air de McGivney's Favourite (première partie de la vidéo)
https://www.youtube.com/watch?v=sc49K-p2w9U

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Je suis parti
A l'aube
A travers vignes et blés.
J'ai quitté
Père et mère, frères et sœurs, chambre et foyer.
Marchant sans but,
Droit devant,
Ignorant chemins et croisements,
Mon passé derrière et ma harpe au-devant.

Des triolets,
Des croches,
Des arpèges et des accords,
Voilà tout
Mon bagage n'est-ce pas moins lourd que l'or ?
Et si la corde
A mon doigt
Vibre sûrement vers mon trépas,
Je ne chanterai plus jamais sous un toit.

Et je marche, marche, marche, marche à travers les fourrés
Et je joue et chante et vis et aime et bois pour oublier

Et chanter,
De plus belle,
Puisqu'il n'en sera pas de plus belles
Que celle que j'ai quitté à Farnesé

Et je pleure, pleure et pleure encore à travers les fourrés
Et je joue et chante faux et aime mal et bois après

Et je pleure
De plus belle
Puisqu'il n'en sera pas de plus belles
Que la douce Rose aux pétales tombés

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Champs enneigés,
Marais :
Mon pas reste léger.
L'or, pesant,
De ma bourse et mon amour s'en est allé
Comment pourrais-je
M'enfoncer ?
Je risque plutôt de m'envoler
Peut-être ainsi rejoindrai-je mon aimée

Mais laisserais-je
Sur terre
Sombrer dans la misère
Tous ces gens
Qui n'ont jamais eu le bonheur de lui plaire,
D'avoir pour eux
Son sourire,
Qui ne l'ont jamais entendu rire ?
Et qui n'en ont jamais été séparé.

Et je marche, marche, à travers les villages et cités
Et je joue et chante et vis et aime et bois pour partager

Ses bontés
Les plus belles
Puisqu'il n'en sera pas de plus belles
Que celle qui m'a donné tous ses baisers

Et je joue, et joue encore, et joue toujours et danse après
Et je pense, pense et pense encore à son corps sans apprêts

Et mes songes
De plus belle
Puisqu'il n'en sera pas de plus belles
Parfument mes nuits de sa peau tant baisée

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Endormi sur
Un banc
Dans le froid et le vent
Je respire
Les effluves de cannelle et de soupirs
Que le vin chaud
Epicé
Bu par un amant et son aimée
Rappelle à mon souvenir et mes désirs

Rose, pourtant,
Je ne
T’ai connu qu’un instant
Répété
Mille et mille fois dans des draps blancs froissés
Et si le soir
Je m’endors
En caressant tes cent boucles d’or
C’est en pensant au noir où s’étend ton corps

Et je pleure et ris et pleure et ris sous mes larmes coulées
Et je ris et pleure et ris et pleure un sourire étoilé

En pensant
De plus belle
Puisqu'il n'en sera pas de plus belles
Aux poids de ses joies et peines égalés

Et j’oublie et cherche et trouve et quitte d’autres draps froissés
Et je marche en composant d’autres couplets pour d’autres lais

Pour une autre
Et moins belle
Puisqu'il n'en sera pas d’autres qu’elle.
Je marche vers la Mort pour la retrouver.

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